Les humanitaires

 

 

 

    Les humanitaires jouent un rôle central dans une  situation mondiale critique. Ils luttent pour la sauvegarde des valeurs collectives et dans le sens d'un progrès universel.

 

    Qu'ils soient, ou non, consciemment inspirés par des valeurs spirituelles, ils sont animés d'un profond humanisme et d'un idéal de solidarité. En cela, ce sont de vrais spiritualistes, la spiritualité, dans son sens le plus général, ne signifiant rien d'autre que le désir d'élévation, qu'une volonté d'affirmer les valeurs traditionnelles: le vrai, le beau et le bien. C'est un groupe maintenant facilement identifiable, dont la conscience est focalisée sur l'intérêt général et non pas sur leur propre intérêt. Ils se sont échappés de la prison des seules valeurs personnelles. On les trouve, bien sûr, dans les O.N.G., les Organisations Non Gouvernementales, là où ils peuvent travailler en groupe et sont plus spécialement visibles, mais ils oeuvrent aussi de manière solitaire, le désintéressement de leur engagement étant alors le principal critère de leur identification. Ces humanitaires sont l'aiguillon, le poste avancé des nouveaux comportements, tant en ce qui concerne l'humanité dans son ensemble, que vis à vis des règnes inférieurs.

 

    Leur travail est souvent difficile car ils se heurtent non seulement à l'inertie des masses, mais aussi à des comportements délibérément et agressivement contraires à l'intérêt général. Certains risquent et trouvent la mort pour s'être opposés à ces puissances réactionnaires. Globalement, ils luttent contre le matérialisme. Or, ce matérialisme se développe sur le terreau d'un mental séparatif, de sorte que l'énorme effort d'instruction des peuples a aussi pour effet de faire surgir un tas de petits égocentrismes. Ce groupe se trouve enserré entre ces masses inertes, inertes de passivité naturelle ou de petits égoïsmes, et les puissances d'argent qui oeuvrent, le plus fréquemment de manière occulte, pour accroître pouvoir, mainmise et richesse.

 

    L'avenir de l'humanité dépend de ce groupe d'humanitaires, de leur courage, de leur persévérance, et finalement de leur réussite. Partout où cela est possible, un soutien doit leur être apporté, moralement, matériellement, ou en les rejoignant dans leurs combats. On recule souvent devant l'insignifiance supposée de nos engagements individuels. C'est oublier que la plus petite cause est génératrice d'effets, non seulement dans la sphère de l'action entreprise, mais par l'exemple qu'elle donne et l'effet boule de neige qui en résulte.

 

   Parce qu'ils travaillent dans le concret, démontrant par leur action de très réelles qualités d'âme, les humanitaires sont généralement plus utiles que tous les philosophes, hommes de religion et spiritualistes déclarés, en vérité consacrés à des analyses conceptuelles le plus souvent sans incidences réelles, occupés à veiller sur leur "salut" ou à promouvoir leur ego.

 

    Bien qu'ils travaillent dans tous les secteurs de la vie, leur action globale, souvent modeste, vise à accroître l'unité de l'humanité. Non pas l'unité d'un bloc indifférencié soumis peut-être à quelque dictature, mais une unité garante de toutes les libertés individuelles. Cela passe par la solidarité, par la culture de relations empreintes de respect, de compréhension. A l'opposé de ce que nous montrent les bâtiseurs de murs gigantesques, élevés pour séparer les hommes.

 

    L'urgence est grande. Le succès dépend de l'aptitude de ces humanistes à réveiller les peuples endormis, afin de faire barrage aux puissants groupes dont l'action vise à la domination des citoyens. Cette domination ne s'exerce pas seulement par la contrainte de l'appauvrissement, mais surtout par la manipulation des consciences à travers les refus d'information, et la désinformation. Celle-ci est orchestrée par des médias trop souvent sous influences, et par des politiques plus habitués au mensonge qu'à la vérité. Les vertus ne sont pas des concepts, mais la réalité de certains comportements. Les mimer peut effectivement tromper, mais ce n'est jamais qu'un hommage du vice à la vertu.